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Sur le site de Quesnoy et son histoire

L'association a pour objet la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine culturel local: archives écrites, images, traditions et mémoire orale, constructions, métiers.

Depuis sa création en 2009, elle poursuit ce but en organisant des expositions sur des thèmes très variés. Elle s'efforce aussi de faire connaitre le fonds d'archives communal et les fonds privés qui y ont été rattachés, et de répondre aux sollicitations d'autres associations et de particuliers concernant l'histoire de la ville. Elle se réunit une fois par mois.

Vous pouvez nous rejoindre (cotisation annuelle 10 euros), nous poser des questions, par mail ou par téléphone, voir notre rubrique contact.

Association fondée par André Clarisse en 2009

 

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Agenda 2020.

le samedi 18 janvier à 10h au chateau rue Foch Assemblée de Quesnoy et son histoire.

Dernières mises à jour sur le site.

19/12/2019: Parution du bulletin N°15 pour nos adherents
03/01/2020: "LES SOUVENIRS DE MAURICE VANTORHOUDT"

LES INFOS de QUESNOY et son HISTOIRE

Assemblée de Quesnoy et son histoire

Chère adhérente, cher adhérent,

Laissez-moi tout d'abord vous présenter tous mes vœux pour cette année 2020. Qu'elle vous conserve la santé et vous apporte beaucoup de joie dans votre vie familiale et autre. Notre association Quesnoy et son histoire tiendra son assemblée générale le samedi 18 janvier à 10 heures au Château, rue Foch. J'espère que vous pourrez y participer. C'est en effet un moment central de la vie associative, qui, au-delà de l'aspect légal, la validation de ce qui a été accompli ainsi que des comptes, permet de définir les futures actions. On peut donc s'y informer, faire des propositions, se joindre aux opérations. Cette assemblée est ouverte à toutes celles et ceux qui sont intéressé(e)s par l'histoire de la commune et son patrimoine. Et bien sûr, elle s'achèvera par des discussions amicales autour d'un "pot". Dans l'attente de vous rencontrer, je vous salue cordialement.

Michel Bertrand, President de l'association Quesnoy et son histoire

Article du mois "LES SOUVENIRS DE MAURICE VANTORHOUDT"

Doté d'une grande curiosité pour les activités tant manuelles qu'intellectuelles, Maurice Vantorhoudt, décédé voici un an, a exercé divers métiers, mais s'est aussi passionné pour l'histoire, ce qui l'a amené à se faire maquettiste, dessinateur, peintre, sculpteur. Il a choisi pour thèmes principaux notre ville -où il a résidé plus de 50 ans- avec ses monuments et ses personnages illustres. C'est lui aussi qui, outre plusieurs maquettes données à la commune, a réalisé le blason de notre association, qui figure en tête de ce bulletin. Il s'est aussi essayé à l'écriture, a rédigé plusieurs notices historiques, et a eu l'heureuse idée de mettre par écrit, dans un style familier, ses souvenirs d'enfant et d'adolescent marqué par la guerre: il allait avoir 14 ans lorsque la 2ème guerre mondiale a éclaté. Grâce à l'obligeance de sa famille, qui nous a remis ce manuscrit illustré, nous sommes en mesure de vous en présenter ici quelques extraits significatifs. Précisons qu'à cette époque, le jeune Maurice est apprenti et qu'il habite à Lille, dans le quartier de Fives

"Le printemps était en place, et en ce jour (en mai 1940) il faisait très beau et très chaud. Je me rendais à mon travail comme d'habitude à La Madeleine et là, déjà, des citadins partaient pour fuir l'armée allemande qui avançait à grands pas.

Arrivé avant 8 heures sur les lieux du travail (car il fallait pointer avant l'heure), les ouvriers retournaient chez eux, l'usine ayant fermé ses portes. De ce fait, je faisais la même chose, et, arrivé chez moi, mon père, qui travaillait chez Massey Harris, était déjà de retour. Il avait reçu l'ordre de se rendre à Nantes par ses propres moyens.

Il fallait de toute façon fuir les Allemands, nous prîmes le strict nécessaire en nourriture et vêtements et nous partîmes à pied, les bagages sur le vélo, c'était l'évacuation.

Tout le monde partait sauf quelques voisins qui préféraient rester chez eux. Le canon grondait de plus en plus et des centaines de personnes étaient sur la route soit à pied, en vélo, quelques rares voitures, avec des voitures à bras et aussi des brouettes. Nous partîmes en direction d'Haubourdin et longeâmes le canal de la Deûle (route que nous prenions en vélo pour nous ravitailler en beurre) vers Sainghin en Weppes où nous passâmes la première nuit chez une vieille connaissance de mon père. Le lendemain nous partîmes pour la deuxième étape après avoir pris un bon petit déjeuner. Le temps était radieux et des bruits couraient que les Allemands mitraillaient les gens sur les routes et nous n'étions pas très rassurés. nous nous dirigions vers La Bassée et Béthune où nous sommes arrivés dans la soirée après bien des péripéties sur la route. En effet, les Allemands mitraillaient et coulaient les péniches sur le canal de La Bassée et nous devions chaque fois nous jeter dans les fossés avec le vélo et les bagages ce qui était très pénible. nous avons également vu un espion allemand qui était emmené par les Anglais et fusillé quelques instants plus tard.

dessin de l'auteur

Nous nous installâmes dans une grange où il y avait de la paille et nous y passâmes la nuit. Beaucoup de monde arrivait ainsi que des militaires français qui battaient en retraite dans une pagaille complète. Nous étions plus d'une vingtaine sous ce hangar y compris les chiens qui accompagnaient leurs maîtres.La nuit fut épouvantable car les Allemands bombardaient de plus en plus autour de nous et les chiens aboyaient sans arrêt.

Nous repartîmes le lendemain au petit jour bien fatigués et nous ne savions pas de quel côté aller car beaucoup de gens retournaient chez eux. Des officiers français nous conseillaient la route du retour, les Allemands étant aux portes de Saint-Pol (sur Ternoise). Mon père décida alors de rentrer chez nous. Nous partîmes donc alors en direction de Laventie, Fleurbaix, Armentières et Lille. Le soleil brûlait toujours et la route était noire de monde qui se croisait, les uns partant, les autres revenant; les Allemands continuaient toujours leurs bombardements en piqué avec leurs "Stukas" munis de sirènes.

dessin de l'auteur

Quand nous sommes arrivés à Laventie, un spectacle d'horreur et de désolation s'offrait à nos yeux. A l'intersection de deux routes, il y avait à droite un grand monument à colonnades et en forme de cercle relatant la guerre de 1914, puis à gauche, en face, un café dont l'enseigne portait ces mots "A la bombe" car ce carrefour était stratégique, et là des corps inertes jonchaient chaussée, trottoirs et ruisseaux; il y avait du sang partout, même sur les murs du café, et quelques corps avaient été recouverts d'une couverture mais d'autres gisaient là ensanglantés. Les Allemands avaient bombardé là une heure avant notre passage. Nous en étions malades et n'avions plus de jambes pour avancer; nous continuâmes cependant en traversant ce carrefour sans mêeme nous rendre compte que nous avions enjambé des corps pour passer.

Il devait être environ 11H et nous marchions péniblement car la fatigue de la nuit commençait à se faire sentir. Vers midi nous nous sommes installés dans une grange pour nous restaurer avec au menu sardines et conserves mais sans pain car il n'y avait plus rien à trouver.nous nous étions assis sur une balle de paille pour ce repas bien gagné quant tout à coup,des avions sont venus tournoyer au-dessus de nous; nous étions apeurés car leurs mitrailleuses crépitaient dans le ciel; c'était un combat entre Anglais et Allemands, et, dès que le silence fut revenu, nous sortîmes pour voir ce qui se passait et là, juste au-dessus de nous, un avion tombait en flammes. Nous étions cloués car il est tombé à 500 m de notre grange dans un fracas épouvantable.

Nous en avions assez et repartîmes rapidement en espérant arriver sains et saufs chez nous, le moral était à zéro et malgré la fatigue nous marchions d'un bon pas. L'après-midi se passa relativement bien jusqu'aux abords d'Armentières et là encore, les Allemands avaient mitraillé et lâché leurs bombes sur la route. Des chirurgiens amputaient un blessé sur le bord du trottoir. C'en était trop et la fatigue physique et morale rendait nos jambes de plus en plus lourdes. Nous continuâmes malgré tout sans plus jamais nous arrêter car la nuit tombait.

Quand nous vîmes le phare du beffroi de Lille vers les 11 heures, nous étions presque soulagés car tout était calme, le ciel brillait d'étoiles et cela nous réconfortait.

Un peu plus tard après avoir traversé la ville, nous étions chez nous bien heureux d'être rentrés intacts et nous fîmes du café bien fort pour nous remettre de nos émotions."

On reconnaît dans ce texte le même type de scènes qu'ont vécues les Quesnoysiens lors de l'exode de 1940, scènes décrites lors de notre "bistrot Histoire" de mars 2018 et dans l'ouvrage de Roger Lefebvre "Quesnoy sur Deûle dans la 2ème guerre mondiale: 1938-1947"; les habitants à de rares exceptions près fuyant l'avancée de l'armée allemande et se ruant vers le sud-ouest, en direction de Béthune et Saint-Pol sur Ternoise, selon un itinéraire d'évacuation recommandé par les autorités dans les derniers mois précédant la guerre; un itinéraire qui s'avère vite impraticable car devenu un chaos monstrueux, aggravé par les bombardements allemands; enfin un piège, l'arrivée des Allemands motorisés jusqu'à Abbeville via Saint-Pol encerclant la plupart des fuyards, hors ceux qui sont partis avant la panique générale et quelques privilégies possédant une voiture (et ayant trouvé de l'essence...).

On reconnaît dans ce texte le même type de scènes qu'ont vécues les Quesnoysiens lors de l'exode de 1940, scènes décrites lors de notre "bistrot Histoire" de mars 2018 et dans l'ouvrage de Roger Lefebvre "Quesnoy sur Deûle dans la 2ème guerre mondiale: 1938-1947"; les habitants à de rares exceptions près fuyant l'avancée de l'armée allemande et se ruant vers le sud-ouest, en direction de Béthune et Saint-Pol sur Ternoise, selon un itinéraire d'évacuation recommandé par les autorités dans les derniers mois précédant la guerre; un itinéraire qui s'avère vite impraticable car devenu un chaos monstrueux, aggravé par les bombardements allemands; enfin un piège, l'arrivée des Allemands motorisés jusqu'à Abbeville via Saint-Pol encerclant la plupart des fuyards, hors ceux qui sont partis avant la panique générale et quelques privilégies possédant une voiture (et ayant trouvé de l'essence...).

Encore Maurice et sa famille ont-ils eu la chance de retrouver leur maison ni détruite ni pillée. Ils en sont quittes pour des souvenirs qui les marqueront pour la vie.

* Dessins de l'auteur.

LA SORTIE DU 31 AOÛT

Cette sortie des membres de l'association et de leurs proches a bénéficié d'un temps ensoleillé, ce qui était préférable car elle s'est déroulée en grande partie à l'extérieur.

Nous avons tout d'abord visité le fort de Seclin, un des forts de la ceinture de Lille construits au début des années 1880 par le général Séré de Rivière.

Ces forts, au nombre d'une douzaine, dont le fort voisin du Vert-Galant, se sont rapidement avérés inaptes à leur rôle de défense du fait des progrès de l'artillerie.

Ironie de l'Histoire, ce fut l'armée allemande qui les utilisa, comme casernement puis pendant la 2ème guerre mondiale comme lieu d'exécution de centaines de résistants.

C'est un couple de passionnés, M. et Mme Boniface, qui a racheté ce fort de Seclin abandonné par l'armée, l'a restauré, et en a fait un musée très intéressant avec notamment de rares pièces d'artillerie.

Nous vous conseillons vivement la visite de ce fort, Mr Boniface est un passionné inconditionnel et très bon narrateur. Différentes manifestation se déroulent tout au long de l’année, visible en visitant leur compte facebook .

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Merci beaucoup pour l'interet que vous portez à notre association, notre prochain projet concerne la Deûle à Quesnoy, sujet vaste, nous vous tiendrons informés au sujet de nos prochaines publications et conférences.

Michel Bertrand

President de l'association Quesnoy et son histoire


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