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Sur le site de Quesnoy et son histoire

L'association a pour objet la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine culturel local: archives écrites, images, traditions et mémoire orale, constructions, métiers.

Depuis sa création en 2009, elle poursuit ce but en organisant des expositions sur des thèmes très variés. Elle s'efforce aussi de faire connaitre le fonds d'archives communal et les fonds privés qui y ont été rattachés, et de répondre aux sollicitations d'autres associations et de particuliers concernant l'histoire de la ville. Elle se réunit une fois par mois.

Vous pouvez nous rejoindre (cotisation annuelle 10 euros), nous poser des questions, par mail ou par téléphone, voir notre rubrique contact.

Association fondée par André Clarisse en 2009

 


Agenda 2020.

Nos prochaines manifestations seront précisées dès que la fin du confinement permettra leur organisation.
le samedi 18 janvier à 10h au chateau rue Foch Assemblée de Quesnoy et son histoire.

Dernières mises à jour sur le site.

02/04/2020: Parution du bulletin N°16 pour nos adherents
01/04/2020: "LES SOUVENIRS DE MAURICE VANTORHOUDT" (suite)

LES INFOS de QUESNOY et son HISTOIRE

L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 18 JANVIER 2020.

Clôturant une année 2019 exceptionnelle, cette assemblée a rassemblé un peu plus de monde que les années précédentes, mais - soyons exigeants - pas autant qu'on aurait pu l'espérer au vu de la progression des activités et des adhésions.

dessin de l'auteur
Une vue partielle de l'assistance. Le rapport moral présenté par le président Michel Bertrand a repris les principales activités de l'année, en mettant l'accent sur les principaux succès enregistrés

SOUVENIRS DE MAURICE VANTORHOUDT (2ème suite)

Le jeune Maurice, il a 18 ans, a cherché à échapper au Service du Travail Obligatoire (STO) en Allemagne, instauré en 1943 par le gouvernement de Vichy, en se cachant et en travaillant au noir pour un horticulteur. Mais au printemps 1944 il est raflé par les Allemands et incorporé dans un convoi emmené en train jusqu'à la ville allemande de Metzingen.

"Dans le train, j'avais fait connaissance avec un Roubaisien Roger Dervanain et nous ne devions plus nous quitter. Nous étions un groupe d'une vingtaine car les autres avaient été dirigés vers d'autres destinations. On nous installa dans une grande maison à deux étages, le propriétaire habitait au rez de chaussée avec sa famille, et nos chambres avaient été aménagées avec des lits superposés. Un chef de chambre avait été nommé et nous avions la charge de maintenir les lieux en état de propreté. Les chambres étaient très grandes et nous étions 16 de différentes nationalités: Français, Belges, Hollandais et Italiens.

Le lendemain matin, on nous réveilla à 6 heures pour la toilette et le petit déjeuner, pour commencer le travail à 7 heures. On nous emmena à l'usine, d'où l'équipe de nuit sortait. Cette usine était une ancienne menuiserie qui avait été affectée au montage des ailes de queue des V1, qui se pratiquait à la soudure par points. Nous étions deux par poste et surveillés par un soldat alsacien enrôlé de force dans l'armée allemande. Nous étions occupés au travail du lundi au samedi soir et quartier libre le dimanche. En fin de semaine nous touchions notre salaire, ce qui nous permettait quelques petites gâteries quand nous sortions, Roger et moi. Quand nous n'étions pas de nuit après la journée, nous allions au café prendre une bière ou un cidre, car c'était le pays de la pomme.

Nos promenades étaient pédestres pour la ville et ses alentours aux paysages magnifiques. Pour la promenade à Reutlingen nous prenions le tramway; cette ville était pittoresque et beaucoup de maisons étaient construites à colombages. Il y avait bien des magasins et les ménagères faisaient leurs courses avec des petites charrettes en bois à quatre roues à bandages de fer. Les roues avant étaient directionnelles par un petit timon central muni d'une poignée.

dessin de l'auteur
Dessin de l'auteur

Les plates-formes des tramways étaient d'ailleurs réservées pour ces carrioles ainsi que les voitures d'enfant. Pour les distractions, il y avait cinéma, piscine et cafés. La saison était très belle et nous attendions avec impatience le dimanche. (...)

En ce qui concerne la nourriture, c'était peu et passable mais je recevais de temps à autre des colis que mon père m'envoyait ainsi que du courrier, qui était censuré au passage. Puis les semaines passaient; les courriers et colis devenaient rares pour ne plus arriver du tout. Nous abordions le mois de juin qui fut fatidique pour nous car le débarquement qui avait eu lieu en Normandie n'arrangeait pas les choses pour nous. .

dessin de l'auteur
Carte postale de Reutlingen annotée par Maurice

Les Allemands étaient devenus nerveux, anxieux, autoritaires et même agressifs. Ils faisaient tout pour nous offenser, nous rouspétaient au moindre geste. Ils avaient même enlevé les portes des toilettes pour nous humilier devant les femmes qui passaient; il y avait des Russes, Polonaises, Belges, Arméniennes, et tout le monde était à la vue de tous, les WC étant sur le trajet de l'entrée de l'usine. Pour le travail même chose, on nous remplaçait de moins en moins souvent nos gants, qui nous protégeaient des tôles coupantes que l'on maniait pour l'assemblage des ailes. Un jour, je refusais de travailler si je n'avais pas de gants neufs; je fus emmené chez le directeur qui parlait le français; je lui montrais mes mains toutes coupées; je me suis retrouvé dehors, battu par deux gardiens et à moitié assommé; on me jeta pour la journée et toute la nuit dans un cachot, ancien séchoir à bois. Le lendemain matin, on me fit remettre au travail sans boire ni manger. (...)

Ensuite il me vint l'idée de faire du sabotage sur mon travail. Les machines à souder étaient alimentés par un transformateur suspendu en forme de tonneau et comportaient un volant gradué de 1 à 7; pour que les soudures soient bonnes, il fallait pointer sur 3. Quand les gardiens s'éloignaient pour contrôler d'autres machines, je pointais sur 2 puis sur 3 quand ils revenaient; ce qui fait qu'une aile finie était en partie mal soudée.

Le problème était que les ailes comportaient un numéro de contrôle, mais j'avais une chance car il n'y avait que deux ailes sur dix qui étaient supervisées à la sortie de l'usine. Ce que je ne savais pas, c'est qu'elles l'étaient toutes en arrivant au KDF (l'usine d'assemblage, voir le bulletin n° 15). (...)

Le dimanche suivant, alors que nous nous préparions à sortir, l'habitation fut cernée par des soldats en kaki aux brassards rouges à croix gammée (organisation Todt). Le propriétaire vint nous prévenir de l'interdiction de sortir, et ces soldats firent irruption dans la chambre. Tout le monde était cloué sur place car l'un d'eux, en entrant, chargea son fusil de cinq balles et nous mit en joue pendant que les autres fouillaient nos bagages et éventraient nos paillasses. Quand ils repartirent pour les autres chambres, je crois que nous étions blancs et morts de peur. Nous fûmes consignés pour tout remettre en ordre de propreté et recoudre nos paillasses dont la paille avait été éjectée partout. Nous ne pûmes sortir qu'en fin d'après-midi et nous apprîmes qu'en fait un poste clandestin avait été repéré dans le quartier. " (à suivre) .

LA SORTIE DU 31 AOÛT

Cette sortie des membres de l'association et de leurs proches a bénéficié d'un temps ensoleillé, ce qui était préférable car elle s'est déroulée en grande partie à l'extérieur.

Nous avons tout d'abord visité le fort de Seclin, un des forts de la ceinture de Lille construits au début des années 1880 par le général Séré de Rivière.

Ces forts, au nombre d'une douzaine, dont le fort voisin du Vert-Galant, se sont rapidement avérés inaptes à leur rôle de défense du fait des progrès de l'artillerie.

Ironie de l'Histoire, ce fut l'armée allemande qui les utilisa, comme casernement puis pendant la 2ème guerre mondiale comme lieu d'exécution de centaines de résistants.

C'est un couple de passionnés, M. et Mme Boniface, qui a racheté ce fort de Seclin abandonné par l'armée, l'a restauré, et en a fait un musée très intéressant avec notamment de rares pièces d'artillerie.

Nous vous conseillons vivement la visite de ce fort, Mr Boniface est un passionné inconditionnel et très bon narrateur. Différentes manifestation se déroulent tout au long de l’année, visible en visitant leur compte facebook .

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Merci beaucoup pour l'interet que vous portez à notre association, notre prochain projet sera consacré à la vie rurale, artisanale et commerçante à Quesnoy dans les 200 dernières années; sujet vaste; nous vous tiendrons informés au sujet de nos prochaines publications et conférences.

Michel Bertrand

President de l'association Quesnoy et son histoire


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