logo quesnoy et son histoire

Bienvenue

Sur le site de Quesnoy et son histoire

L'association a pour objet la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine culturel local: archives écrites, images, traditions et mémoire orale, constructions, métiers.

Depuis sa création en 2009, elle poursuit ce but en organisant des expositions sur des thèmes très variés. Elle s'efforce aussi de faire connaitre le fonds d'archives communal et les fonds privés qui y ont été rattachés, et de répondre aux sollicitations d'autres associations et de particuliers concernant l'histoire de la ville. Elle se réunit une fois par mois.

Vous pouvez nous rejoindre (cotisation annuelle 10 euros), nous poser des questions, par mail ou par téléphone, voir notre rubrique contact.

Association fondée par André Clarisse en 2009

 

Agenda 2019.

Le 9 juin exposition la vie rurale avant 1950 de 10h00 à 18h au château.

Dernières mises à jour sur le site.

22/03/2019: Parution du bulletin N°12
22/03/2019: Article sur les morts de 1940

Nous publions un bulletin trimestriel, qui jusqu'ici, était libre de lecture, vous pouvez d'ailleurs consulter nos précédents bulletins.

Dorénavant nous allons publier des extraits, l'intégralité sera diffusée à nos adhérents.

UN LIVRE POUR L'HISTOIRE

QUESNOY... UNE HISTOIRE BELGE En 1909 le chanoine Théodore Leuridan fait imprimer un armorial des communes du département du Nord. Il y indique le blason utilisé pour identifier chaque commune. C'est à la fois un inventaire des rares armoiries déjà attribuées depuis longtemps à certaines communes (Frelinghien par exemple) mais aussi un exercice d'attribution de blasons à celles qui n'en avaient pas. Dans ce dernier cas il attribuera les armoiries des institutions ecclésiastiques dont elles relevaient (Deûlémont par exemple avec le blason de l'abbesse de Messines) ou celles des familles nobles qui ont possédé la seigneurie principale. Vu le nombre de communes dans le département il lui était impossible de mener des recherches généalogiques pour chacune d'elles, il a donc fallu se contenter d'examiner les généalogies seigneuriales déjà existantes. Certaines furent établies avec beaucoup de fantaisie et de liberté vis-à-vis de la réalité historique. Ainsi certaines armoiries furent-elles attribuées à des communes alors que les porteurs de celles-ci n'avaient aucun rapport avec ces lieux. L'abbé indique avoir privilégié les armoiries de la famille ayant tenu le plus longtemps la seigneurie sur laquelle se trouvait l'église paroissiale, ou celle de la famille la plus illustre ou celle ayant fait ériger la seigneurie en baronnie ou plus. Quesnoy n'avait aucun blason officiel et aucune de ces solutions n'a portant été choisie. La famille la plus longtemps présente fut celle des d'Oignies, celle ayant fait ériger la seigneurie en marquisat celle des Mailly, la plus prestigieuse celle des Croÿ. Il a recherché la famille la plus ancienne, porteuse du nom du lieu : les du Quesnoy. Il faut dire que les armoiries des d'Oignies et Mailly étaient déjà attribuées à plusieurs communes. Il s'est donc mis en quête des armoiries des seigneurs de Quesnoy. Plusieurs lieux-dits sont des Quesnoy (lieu planté de chênes, particularité géographique assez répandue) qui ont donné naissance à des seigneuries du même nom et donc à des seigneurs en portant le nom. Plusieurs seigneurs portant le même nom, dans un secteur assez proche… ce qui devait arriver est arrivé… le chanoine reprit le blason d'un seigneur nommé du Quesnoy, seigneur de Quesnoy… à côté de Péruwelz (Belgique).

Ainsi depuis que le chanoine a attribué à notre commune ce blason emprunté, elle le porte échiqueté d'or et de gueules (rouge) mais n'a aucun rapport avec ses seigneurs. La commune de Sars-et-Rosières porte le même mais légitimement puisque son seigneur fut effectivement un membre de la famille du Quesnoy lez Péruwelz, famille par ailleurs alliée aux Mortagne, seigneurs de Tourcoing.

La suite est réservée aux abonnés..

Vous aimez votre commune, vous aimez l'histoire alors, venez nous rejoindre. Et vous pouvez commander le livre Quesnoy dans la 2° guerre mondiale dans la limite des stocks disponibles.

Article du mois "Les morts de 1940 à Quesnoy"

Après la parution du livre de Roger Lefebvre "Quesnoy-sur-Deûle dans la 2ème guerre mondiale" les travaux se sont poursuivis pour mettre en évidence les conséquences de la guerre, et notamment les morts liés à l'invasion allemande de 1940. Roger Lefebvre a ainsi pu reconstituer l'histoire de 2 soldats anglais tués à Quesnoy le 28 mai 1940, Dennis Dunn et Edward Wilcox (voir notre bulletin n°12). Penchons-nous ici sur d'autres décès liés à ces journées tragiques du printemps 1940. Dans sa lettre du 11 septembre 1940 relative à l’inhumation dans le cimetière de Quesnoy, chef lieu de canton, de soldats tués en 1940 disséminés dans les communes du canton, René Gadenne, faisant fonction de maire, signale aussi que 9 soldats allemands sont à inhumer et propose de les mettre dans le cimetière militaire allemand avec leurs camarades de la dernière guerre. On ne sait pas si le lieutenant et le sous-officier tués à la limite de Quesnoy et Frelinghien dans l'accrochage avec les Anglais où a aussi péri E. Wilcox sont au nombre de ces morts. On n'a pas de trace de l'inhumation de 9 soldats allemands à Quesnoy en 1940-41. Ou alors, ils ont été réexhumés avant la fin de l'occupation allemande, ce que croit un témoin, enfant à l'époque. Par ailleurs, le 13 novembre 1940 René Gadenne adresse au préfet l’état des civils qui ont été tués depuis le mois de mai 1940 à Quesnoy. Il mentionne Renée Desreumaux, une fille âgée de 12 ans et demi, tuée lors du bombardement du 27 mai 1940, rue Foch. Mais il y a d'autres cas liés aux bouleversements de ces journées. Nous allons en examiner quelques-uns. Par lettre du 4 avril 1941 le maire demande au préfet l’autorisation de procéder à l’exhumation de 2 corps inconnus inhumés sur le territoire de la commune, l’un au hameau de la Bourloire, l’autre hameau de la Bergerie, en vue de leur identification, leur mise en bière, et le transport pour ré inhumation au cimetière communal. Il s’agit sans doute de non-quesnoysiens tués lors de l’évacuation ou de l’invasion allemande. Le premier a été trouvé le 1er juin 1940. Voilà ce qu'en dit l'acte officiel, numérisé par les Archives départementales du Nord:

Blog Featured Image

Le deuxième inconnu a été trouvé dans la Deûle, près donc de la Bergerie, quelques jours plus tard. Mais, outre ces inconnus, le registre des décès s'avère riche de liens avec l'actualité du moment. Le premier décès "anormal" est daté du 21 mai. Il s'agit d'Emile Arcoly. Le 3 juin 1953, Albert Walquemanne, maire, en réponse à une circulaire, adresse en recommandé « un sachet contenant la somme de 140 F, une clé, découverts sur le cadavre du nommé Arcoly Émile, né le 8 avril 1865 à Arquemies (Belgique), domicilié dans la commune de Feluy (Belgique), décédé à Quesnoy le 21 mai 1940 . Ce sachet scellé à la cire a été déposé à la mairie par le gendarme Lécot de la brigade de Quesnoy ». Cet homme était donc âgé de 75 ans. Il s’agit sans doute d’un évacué belge. D'autres décès probables d'évacués vont être enregistrés les 27 et 28 mai. Voici les actes officiels:

Blog Featured Image
Blog Featured Image

Il s'agit de 2 femmes belges, résidant dans leur commune de naissance, accompagnées de membres de leur famille, un mari cultivateur pour l'une. Il est peu probable qu'elles se soient trouvées à Quesnoy pour y faire du tourisme ou y visiter des parents. Rappelons que le 27 mai la ville est bombardée, et le 28 occupée par l'armée allemande, avec destruction du pont routier et quelques escarmouches entre Anglais et Allemands. Nos Belges sont là encore des évacuées. Leur mort est-elle liée directement aux événements? On ne sait, mais ces 3 décès en ces jours bien particuliers posent question. Comme celui d'une femme de 35 ans, née en Belgique d'ailleurs mais habitant Toufflers, accompagnée de son mari. Il semble bien que nous nous trouvions devant le résultat de l'évacuation, ou pour être plus exact de la fuite précipitée, des populations civiles, dans la propagation de la panique à l'approche des Allemands, souvenirs de 1914-18 obligent: les Belges de Wallonie fuient vers le département du Nord, puis les Nordistes fuient vers le Pas-de-Calais, etc. Pour Quesnoy, nous savons que l'arrivée de réfugiés belges a facilité la fuite massive des habitants les 19 et 20 mai, rapidement bloquée par l'encerclement réalisé par l'armée allemande. Les Belges plutôt âgés cités ici ont-ils tout simplement succombé à l'écroulement de leur quotidien et à l'absence d'un asile assuré au bout de leur route? Outre ces morts "de passage" à Quesnoy il faudrait évoquer les Quesnoysiens qui eux, sont allés se faire tuer à la même période dans le Pas-de-Calais: Marie-Rose Adrien, la famille Clarisse, Jules Cappelle, et Marie Ducroquet, tuée à Saint-Venant:

Blog Featured Image

On pourrait encore s'interroger sur d'autres décès, notamment celles de bébés: surmortalité infantile liée aux circonstances? Le 13 décembre 1944 Albert Walquemanne, président de la délégation municipale, répond à une lettre du chef de secteur état-civil militaire du département du Nord et indique « qu’il existe dans le cimetière communal 9 tombes de soldats anglais de la guerre 14-18, 2 tombes de soldats anglais de la guerre 1939 (en réalité 1940) et 7 tombes de soldats français de la guerre 1914-18. En plus il existe également 3 tombes de F.F.I. depuis septembre 1944 » (Maurice Verslype, Paul Selvais, René Deseigne). Ces renseignements sont exacts; mais ils occultent la plupart des morts de 1940, et notamment les civils, morts hors de chez eux dans des circonstances parfois mal connues, lors de la débâcle du printemps 1940.

Nos dernières manifestations concernant nos activités
exposition deule
la ramsey
Latest News 1

exposition deule
conférences
Latest News 1

Merci beaucoup pour l'interet que vous portez à notre association, notre prochain projet concerne la Deûle à Quesnoy, sujet vaste, nous vous tiendrons informés au sujet de nos prochaines publications et conférences.

Michel Bertrand

President de l'association Quesnoy et son histoire


Contact

Des questions, ou un abonnement à notre bulletin trimestriel? merci de remplir le formulaire.